Le conseil d’administration du FMI achève les cinquièmes revues de l’accord au titre de la facilité élargie de crédit et de l’accord élargi au titre du mécanisme élargi de crédit en faveur de la Côte d’Ivoire, et approuve un décaissement de 133,9 millions de dollars
IMF News, June 14, 2019
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- Le conseil d’administration du FMI achève les cinquièmes revues de l’accord au titre de la facilité élargie de crédit et de l’accord élargi au titre du mécanisme élargi de crédit en faveur de la Côte d’Ivoire, et approuve un décaissement de 133,9 millions de dollars
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- Published: June 14, 2019
Décision du conseil et décaissements
- Le 14 juin 2019, le conseil d’administration du Fonds monétaire international a achevé les cinquièmes revues de l’accord au titre de la facilité élargie de crédit (FEC) et de l’accord élargi au titre du mécanisme élargi de crédit (MEDC) en faveur de la Côte d’Ivoire.
- Achèvement des revues permet de décaisser immédiatement 96,786 millions de DTS (environ 133,9 millions de dollars).
- Ce décaissement porte le total des décaissements au titre de l’accord à 553,6 millions de DTS (environ 765,8 millions de dollars).
- Les accords triennaux FEC/MEDC ont un accès total aux ressources de 650,4 millions de DTS (environ 889,7 millions de dollars, ou 100 % de la quote-part de la Côte d’Ivoire) et ont été approuvés par le conseil d’administration le 12 décembre 2016.
Perspectives macroéconomiques et objectifs du programme
- Les perspectives économiques de la Côte d’Ivoire demeurent solides : la croissance est projetée à 7 ½ % en 2019.
- Le déficit budgétaire devrait converger vers la norme régionale de l'UEMOA de 3 % du PIB en 2019.
- Le programme vise à :
- favoriser une croissance inclusive et la réduction de la pauvreté,
- encourager la discipline budgétaire,
- accroître la mobilisation des recettes intérieures,
- assurer la viabilité de la dette,
- atteindre une position viable de la balance des paiements.
Évaluation du programme et observations du président par intérim
- Selon la déclaration de M. Furusawa, président par intérim et directeur général adjoint :
- Tous les critères de performance et tous les repères indicatifs, sauf un, ont été atteints à fin décembre 2018.
- Cinq des six repères structurels ont également été atteints.
- Les perspectives de croissance à moyen terme devraient rester robustes, sous réserve de la mise en œuvre d’une politique économique avisée.
- L’objectif fixé pour le déficit budgétaire en 2018 a été atteint.
- Les autorités ont réitéré leur détermination à réaliser un déficit budgétaire de 3 % du PIB en 2019 et au-delà.
- Atteindre cet objectif requiert davantage de mobilisation de recettes fiscales ; un élargissement de l’assiette de l’impôt offre un potentiel de recettes aujourd’hui inexploité.
- Pour préserver la viabilité de la dette, il convient de continuer de gérer la dette publique avec prudence, notamment en limitant les passifs conditionnels.
- En matière d’emprunt, il convient d’évaluer avec soin les coûts et les avantages de nouveaux prêts afin de maintenir la dette ivoirienne sur une trajectoire viable.
- Des réformes structurelles sont en cours et doivent être poursuivies sur tous les fronts : renforcement de l’administration des impôts, gestion des finances publiques, stabilité du secteur bancaire, promotion d’une croissance inclusive, amélioration du climat des affaires, renforcement de l’appareil statistique.
Principaux indicateurs économiques, 2016–21 (variation annuelle en pourcentage, sauf indication contraire)
- PIB à prix constants : 2016 = 8,0 ; 2017 = 7,7 ; 2018 = 7,4 ; 2019 = 7,5 ; 2020 = 7,3 ; 2021 = 7,0
- Déflateur du PIB : 2016 = -1,1 ; 2017 = -1,7 ; 2018 = 0,4 ; 2019 = 1,0 ; 2020 = 1,6
- Indice des prix à la consommation (moyenne annuelle) : 2016 = 0,7 ; 2017 = 2,0
- Exportations de biens, f.à.b. en prix courants : 2016 = -7,0 ; 2017 = 6,8 ; 2018 = -4,9 ; 2019 = 7,9 ; 2020 = 9,5 ; 2021 = 8,4
- Importations de biens, f.à.b. en prix courants : 2016 = -8,5 ; 2017 = 6,5 ; 2018 = 7,1 ; 2019 = 2,9 ; 2020 = 11,8 ; 2021 = 8,8
- Total des recettes et dons (opérations de l'administration centrale) : 2016 = 6,6 ; 2017 = 5,3 ; 2018 = 10,6 ; 2019 = 9,8 ; 2020 = 9,0
- Total des dépenses (opérations de l'administration centrale) : 2016 = 12,2 ; 2017 = 9,9 ; 2018 = 3,4 ; 2019 = 6,2 ; 2020 = 9,4 ; 2021 = 8,5
- Monnaie et quasi-monnaie (M2) : 2016 = 10,1 ; 2017 = 13,5 ; 2018 = 11,0 ; 2019 = 12,3
- Crédit à l’économie : 2016 = 13,3 ; 2017 = 15,2 ; 2018 = 11,3 ; 2019 = 13,2
- Total des recettes (en % du PIB) : 2016 = 20,0 ; 2017 = 20,4 ; 2018 = 19,9 ; 2019 = 20,3
- Total des dépenses (en % du PIB) : 2016 = 18,6 ; 2017 = 19,2 ; 2018 = 18,8 ; 2019 = 19,0 ; 2020 = 19,5
- Solde global, dons inclus, base ordonnancements (en % du PIB) : 2016 = -4,0 ; 2017 = -4,5 ; 2018 = -3,0 ; 2019 = -2,9
- Investissement brut (en % du PIB) : 2016 = 17,7 ; 2017 = 20,8 ; 2018 = 22,0 ; 2019 = 22,9
- Administration centrale (en % du PIB) : 2016 = 6,9 ; 2017 = 7,2
- Secteur non public (en % du PIB) : 2016 = 10,3 ; 2017 = 12,0 ; 2018 = 13,7 ; 2019 = 15,1 ; 2020 = 15,8 ; 2021 = 16,6
- Épargne intérieure brute (en % du PIB) : 2016 = 22,1 ; 2017 = 21,3 ; 2018 = 23,7 ; 2019 = 24,4 ; 2020 = 25,2
- Solde courant (en % du PIB) : 2016 = -1,2 ; 2017 = -2,7 ; 2018 = -4,7 ; 2019 = -3,5 ; 2020 = -3,3 ; 2021 = -3,1
- Solde global (en % du PIB) : 2016 = 1,7 ; 2017 = 0,8 ; 2018 = -0,1 ; 2019 = 0,6
- Dette de l’administration centrale, brute (en % du PIB) : 2016 = 48,4 ; 2017 = 49,8 ; 2018 = 53,2 ; 2019 = 52,5 ; 2020 = 51,2 ; 2021 = 49,6
- Dette de l’administration centrale (hors C2D) (en % du PIB) : 2016 = 43,1 ; 2017 = 45,3 ; 2018 = 49,7 ; 2019 = 49,9 ; 2020 = 49,3 ; 2021 = 48,0
- Dette extérieure (en % du PIB) : 2016 = 29,0 ; 2017 = 30,5 ; 2018 = 36,5 ; 2019 = 37,8 ; 2020 = 35,3 ; 2021 = 34,8
- Dette extérieure (hors C2D) (en % du PIB) : 2016 = 25,4 ; 2017 = 32,5 ; 2018 = 34,7 ; 2019 = 33,1 ; 2020 = 32,9
- PIB nominal (milliards de FCFA) : 2016 = 20 931 ; 2017 = 22 151 ; 2018 = 23 900 ; 2019 = 25 955 ; 2020 = 28 308 ; 2021 = 30 786
Recommandations et priorités politiques identifiées
- Poursuivre la mobilisation accrue des recettes fiscales, y compris par des réformes de l’administration des impôts et l’élargissement de l’assiette fiscale.
- Maintenir une discipline budgétaire pour atteindre et conserver un déficit de 3 % du PIB en 2019 et au-delà.
- Gérer la dette publique avec prudence, limiter les passifs conditionnels et évaluer soigneusement les coûts et avantages des nouveaux emprunts.
- Poursuivre les réformes structurelles : administration des impôts, gestion des finances publiques, stabilité du secteur bancaire, promotion de la croissance inclusive, amélioration du climat des affaires, renforcement des statistiques.
Fonds monétaire international, Communiqué de presse N° 19/218, 14 juin 2019.