Le 16 décembre 2016, le Conseil d’administration du Fonds monétaire international a achevé la sixième revue des résultats
économiques du Burkina Faso dans le cadre d’un programme triennal appuyé par la Facilité élargie de crédit (FEC) [1]. Cette décision permet le décaissement de l’équivalent de 4,47
millions de DTS (environ 6 millions de dollars), et porte le total des décaissements à un équivalent de 51,17 millions de DTS (environ 68,6 millions de
dollars).
En achevant sa revue, le Conseil d’administration a également approuvé la demande des autorités de proroger de 9 mois l’accord au titre de la FEC et de
relever le niveau d’accès à 4,47 millions de DTS (environ 6 millions de dollars). L’accord au titre de la FEC avait été approuvé en décembre 2013 (voir communiqué de presse 13/542). Un relèvement du niveau d’accès correspondant à 40
% de la quote-part a par la suite été avalisé en juin 2015, et conjugué à la prorogation de l’accord approuvée aujourd’hui, cela porte le total des
montants mis à disposition à 55,64 millions de DTS (environ 74,6 millions de dollars).
Le Conseil d’administration a en outre conclu les consultations de 2016 au titre de l’article IV, et un autre communiqué de presse sera publié séparément.
À l’issue des délibérations du Conseil d’administration, M. Mitsuhiro Furusawa, Directeur général adjoint et Président par intérim du Conseil, a publié la
déclaration suivante :
« Les résultats du Burkina Faso dans le cadre de son programme appuyé par le FMI restent solides, et les perspectives économiques s’améliorent après deux
années de croissance ralentie. Le défi immédiat consiste à renforcer les fondements de la croissance, tout en maintenant la stabilité macroéconomique. Les
risques baissiers sont notamment un retournement éventuel d’une conjoncture extérieure actuellement favorable, de nouvelles menaces sécuritaires, et des
pressions de la société pour augmenter les dépenses récurrentes qui auraient pour résultat d’évincer les investissements publics nécessaires.
« Les autorités ont adopté le Plan national de développement économique et social 2016–20, qui apporte une vision exhaustive du développement du Burkina
Faso et prévoit une importante intensification de l’investissement. À cette fin, les autorités mettent en œuvre des mesures pour créer une nouvelle marge
de manœuvre budgétaire, avec notamment des réformes destinées à doper les recettes intérieures en renforçant l’administration fiscale et douanière, et des
mesures propres à contenir les dépenses récurrentes, notamment au niveau de la masse salariale de la fonction publique. Les mesures prises pour améliorer
les procédures de sélection, de budgétisation, et de passation des marchés pour les projets d’investissement sont directement axées sur le renforcement des
capacités d’exécution. Il sera essentiel de respecter une bonne hiérarchisation et un bon calendrier des projets pour assurer qu’ils aient une forte
incidence sur le développement du pays, tout en garantissant la viabilité du budget et de la dette.
« Les autorités saisissent l’opportunité que représentent la faiblesse des cours du pétrole et les récentes améliorations des cours des produits de base à
l’exportation pour renforcer la résilience de l’économie et résorber les blocages structurels qui entravent une croissance soutenue et inclusive. Les
réformes du secteur de l’énergie ont amélioré la santé financière des sociétés publiques de pétrole et d’électricité, cette dernière étant désormais mieux
à même d’améliorer la distribution. Pour accompagner l’essor de l’économie et soutenir la lutte contre la pauvreté, il sera fondamental d’augmenter la
valeur ajoutée dans le secteur agricole et d’améliorer l’accès aux services financiers ».
[1]
La FEC est un mécanisme de prêt qui permet d'accompagner des programmes de manière soutenue à moyen et à long terme, dans les cas de difficultés
persistantes de balance des paiements.