Confession d'un Pessimiste de Profession—La Résilience de l'Afrique
IMF Blog, May 3, 2011
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- Confession d'un Pessimiste de Profession—La Résilience de l'Afrique
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- Authors: Abebe Aemro Selassie
- Published: May 3, 2011
Contexte et appréciation générale
- Auteur : Abebe Aemro Selassie, Vice-directeur au Département Afrique du Fonds monétaire international.
- Date : le 3 mai 2011.
- Ton : réflexion personnelle d'un économiste qui, malgré une "tendance à redouter le pire" et une carrière marquée par des inquiétudes, reconnaît la résilience et les progrès de l'Afrique subsaharienne observés depuis une "vingtaine d'années".
Performances et perspectives économiques
- Observations :
- La région a traversé sa "meilleure période de croissance depuis au moins les années 1970".
- Contrairement aux reprises passées en forme de U ou de L, la reprise après la crise financière mondiale s'est davantage présentée en forme de V.
- Le mérite est attribué en grande partie aux dirigeants ayant pratiqué une gestion macroéconomique saine avant la crise, permettant des politiques monétaires et budgétaires anticycliques.
- Projections citées :
- "La production de l'Afrique subsaharienne devrait progresser de quelque 5½ % cette année et de 6 % en 2012."
- Effets négatifs notés :
- "La perte de près d'un million d'emplois en Afrique du Sud."
- Retard dans la réalisation de l'Objectif du Millénaire pour le développement lié à la réduction de la pauvreté.
Nouvelles sources de préoccupation
- Hausse récente des cours du pétrole et des produits alimentaires sur les marchés mondiaux.
- Effets observés :
- En 2008, la hausse des prix alimentaires avait provoqué une forte augmentation des prix locaux dans la plupart des pays africains.
- En 2011, la situation est "plus contrastée" : dans certains cas l'abondance des récoltes a limité l'augmentation des prix locaux; dans beaucoup d'autres, les prix ont bondi, affectant particulièrement les populations urbaines pauvres et les ménages ruraux dépourvus de terres.
- Pour le pétrole : parmi les 37 pays importateurs, l'envolée des cours alourdira la facture pétrolière et, si les prix internationaux ne sont pas répercutés rapidement sur les prix intérieurs, risque de creuser les déficits budgétaires et d'entraîner une accélération de l'inflation dans toute la région.
Recommandations politiques
- Réponse recommandée face aux perturbations des prix :
- Pour les produits alimentaires dont les prix montent en flèche :
- Envisager des interventions ciblées sous forme de transferts budgétaires aux ménages les plus défavorisés.
- Ou, de façon moins directe, subventionner les produits alimentaires consommés par ces ménages.
- Pour les produits pétroliers :
- Recommander d'aligner les prix locaux sur les cours internationaux.
- Motifs : subventionner les produits pétroliers est souvent très régressif (l'essentiel des aides profite aux ménages les plus riches) et très onéreux.
Conclusion
- L'auteur reconnaît ses inquiétudes mais souligne que la réaction des pays africains à la crise financière mondiale inspire l'espoir que des mesures appropriées seront adoptées et efficaces.
- Position finale : optimisme prudent d'un économiste qui se dit habituellement pessimiste.
Source : Confession d'un Pessimiste de Profession—La Résilience de l'Afrique, Abebe Aemro Selassie, le 3 mai 2011.
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